Beautiran : église romane Saint-Michel par E Chenneveau

 

 

textes et photos de Emilie Chenneveau (conseils de Michelle Gaborit à Julie Vechambre )

 

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ANALYSE ARCHITECTURALE

 

L’église se compose d’une nef centrale encadrée de deux collatéraux terminés à l’est par une abside principale et deux absidioles . Elle ne comporte pas de transept, ce qui lui confère un aspect « ramassé ». Les trois absides sont voûtées en cul de four et le reste de l’édifice en ogives.

 

PREMIERE EGLISE

 Après l’observation de l’appareil de l’abside on peut alors déduire que cette partie de l’édifice daterait de la fin du XIème début du XIIème siècle. Le reste de l’édifice aurait subi de nombreuses modifications postérieures mais a conservé le portail roman. Cette première église possédait donc un portail occidental que l’on peut contempler aujourd’hui.

 

MODIFICATIONS POSTERIEURES

Les voûtes en ogives dateraient probablement des XVème, XVIème siècles.

Le clocher de 1864 a été choisi pour les habitants de forme ovoïde par l’architecte Gustave Alaux. Le 3 septembre 1865 l’abbé Dufau curé de Beautiran écrivait au cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux que le clocher était terminé : « J’ai l’honneur de vous faire savoir que le clocher de Beautiran est terminé ; tous les connaisseurs des ouvrages d’art lui donnent la préférence sur les clochers voisins. Vous Monseigneur qui êtes artiste, vous l’apprécierez mieux que personne, vous le trouverez en harmonie parfaite avec notre belle façade d’église et vous en ferez compliment à M. Alaux, j’en suis sûr ».

 

Sur la cloche, datée de 1887 on lit : « M. CHAUMONT étant maire, M. CHAMBARNIERE, curé ».

 

L’intérieur de l’église restauré en 1953 dévoile un sanctuaire dépouillé d’ornements du XIXème siècle. On y a placé un autel en pierre, déplacé la chaire et sauvé les panneaux d’autel dont on a orné les murs.

 

 

ANALYSE DU DECOR

 

 EXTERIEUR

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On peut remarquer sur les modillons de l’abside quelques motifs géométriques tels que des damiers, billettes et divers autres sculptures typiques de ce que l’on trouve traditionnellement sur les modillons sculptés comme par exemple à Saint-Pierre de Lalande de Fronsac.

 

 

 

L’église comporte une très belle façade à deux étages caractéristiques du style roman avec en bas, une porte centrale accompagnée, sur les côtés de deux portes feintes et au dessus, des arcatures que domine une frise aux modillons historiés.

Il faut remarquer la porte avec ses chapiteaux placés au sommet des colonnes, les arcatures formées d’étoiles et divers autres ornements qui l’entourent.

Des motifs sculptés sont placés sur les modillons qui courent le long des deux frises et qui évoquent d’une façon imagée l’Eucharistie, la Vierge Marie ou des symboles religieux .

Sur la première frise : une fleur, un vase de parfum, un calice, les lettres A.M, une rose, des épis, un ciboire, un chandelier à trois branches, la porte du ciel .

 Frise supérieure : l’arche d’Alliance, les billettes, un livre ouvert, trois barriques, les lettres I.S, deux perles fendues (ou grenades), une personne assise .

Tous ces modillons ont été restaurés par Alaux en 1864.

Sur la corniche du chevet : modillons sculptés, deux cloches tête d’animaux (cochon et chien), un poisson porté sur des épaules, une croix en sautoir, deux serpents entrelacés, une fleur à quatre pétales et divers dessins géométriques :damiers, stries.

 

 INTERIEUR

A l’entrée du chœur on trouve des chapiteaux faits d’entrelacs. L’intérieur n’évoque pas d’éléments de sculpture romane.

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CONCLUSION

Cette petite église qui entre dans le circuit de la sculpture romane présente un portail roman intéressant ainsi que des vestiges romans sur le chevet. Il s’agit là d’un très bel édifice de la campagne bordelaise.

 

 

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