"Ces dames au salon" : Douze conférences jusqu'au 24 mars au Château Mongenan à Portets

 

Florence_MotheLe XXI° siècle sera-t-il le siècle des femmes ? C'est à cette question que tentera de répondre jusqu'au 24 mars la série de douze conférences que Florence Mothe donnera au château de Mongenan à Portets sous le titre, un brin malicieux "Ces dames aux salons...". Il s'agit, bien entendu, de ces femmes dont le salon littéraire a fait les réputations, consacré les écrivains, renversé les gouvernements, sacré les monarques, et fait circuler dans le monde entier les nouvelles "de ce pays-ci".

Les femmes de jadis avaient-elles plus d'importance que nos modernes féministes ? Etaient-elles plus respectées, plus aimées, plus savantes ? Les grands salons littéraires pouraient-ils encore exister ? Florence Mothe répond par l'affirmative. En disciple de Mme Arfel dont elle fut l'élève et qui fit de son salon bordelais le cadre de tant de conférences fameuses, l'auteur s'attachera à traiter ces dames, une par une, dans leurs ressemblances et leurs différences.

Renseignements Château de Mongenan 05 56 67 18 11. Entrée 10 euros, gratuite pour les enfants.

 

Ces dames aux salons…

12 conférences de Florence Mothe pour tout savoir sur les salons littéraires du XVIII° .

Dimanche 6 janvier à 17 h : Conférence de Florence Mothe : Mme de la Sablière

Dimanche 13 janvier à 17 h : Mme de Tencin

Dimanche 20 janvier à 17 h : La Duchesse du Maine

Dimanche 27 janvier à 17 h : Mme du Deffand

Dimanche 3 février à 17 h : Melle de Lespinasse

Dimanche 10 février à 17 h : Mme Duplessy

Dimanche 17 février à 17 h : Mme Geoffrin

Dimanche 24 février à 17 h : Mme d’Epinay

Dimanche 3 mars à 17 h : Mme Necker

Dimanche 10 mars à 17 h : Mme Helvetius

Samedi 16 et dimanche 17 mars : Distribution gratuite de graines, de boutures et de plantes tinctoriales et médicinales en partenariat avec l’Ami des Jardins

Dimanche 17 mars à 17 h : Mme de Staël

Dimanche 24 mars à 17 h :: La Duchesse d’Abrantès

Dimanche 1° avril à 15 h : Grande Course aux oeufs de Pâques, goûter d’enfants

Château de Mongenan 33640 Portets ; Monument Historique privé ouvert à la visite. Jardins Remarquables,Potager de France, Roseraie de France SNHF,Best of Wine Tourism

Tel : 05 56 67 18 11 Fax: 05 56 67 25 82 chateaudemongenan.com chateaux.mothe@wanadoo.fr

Visites commentées du 7 janvier au 31 décembre, samedis, dimanches et fêtes

Sur rendez-vous la semaine hors saison. De 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, tous les jours de juillet à septembre. Dégustation des vins du domaine, visite du vignoble et des chais

Château Lagueloup, 2 et 4 rue de la Liberté, Portets, Musée du vin et de la vigne, Best of Wine tourism 2003 ; Entrée du Château de Mongenan :10 €, 8 € pour les groupes de plus de 10 personnes sur réservation. Visite couplée Châteaux de Mongenan et Lagueloup avec dégustation 15 € . Entrée gratuite pour les enfants jusqu’à 12 ans

 Dimanche 6 janvier 17 h

 

damesalonLa première est Marguerite Hessein de la Sablière et son fameux salon de la Folie Rambouillet. C'est le dimanche 6 janvier à 17 h qu'on la rencontrera à Mongenan, escortée de son fidèle La Fontaine, femme libre s'il en fut, protestante, divorcée, savante, charmante, et tout cela au XVII° siècle.

 

 

 

dimanche 13 janvier à 17 h

tencin_frClaudine Alexandrine Guerin de Tencin ( 1682/1749). Selon un mot resté fameux, elle n'était pas seulement belle, "elle était pire". Mme de Tencin résume à elle seule toutes les grâces, tous les excès, tous les attraits du XVIII° siècle. Cette sulfureuse s'il en fut, à laquelle Montesquieu demeura attaché durant plusieurs années, était soeur d'un cardinal premier ministre. Elle-même abbesse, dès son jeune âge, ce statut ne l'empêcha nullement de fréquenter avec un succès jamais démenti toute les ruelles de la Régence. Le Régent lui-même eut pour elle quelques bontés. "Belle et scélérate", "le meilleur coeur du monde bien singulier", Claudine de Tencin aimait l'amour, aimait aimer, à condition toutefois que cela lui soit utile, et sans s'embarasser. C'est ainsi qu'elle abandonna, à un jour, le futur d'Alembert sur les marches d'une église, où, fort heureusement, son père le récupéra et le fit éduquer. Ce coeur, mis au service de la raison, en fait une héroïne troublante. Marmontel, Helvetius, Montesquieu qu'elle appelait "son petit romain", tous furent fous d'elle. De couvents en salons, elle mena une vie trépidante, ponctuée de romans qui ne sont pas sans intérêt et de découvertes d'écrivains qui valaient le détour.

Le dimanche 13 janvier à 17 h, Florence Mothe s'attachera au Château de Mongenan à Portets à dresser le portrait de cette femme de lettres et de tête, amoureuse, politique, virtuose, savante, géniale, dangereuse,inimitable...Renseignements: Château de Mongenan 05 56 67 18 11; Entrée 10 euros, gratuite jusqu'à 12 ans.

Dimanche 20 janvier

mouche

Ces dames aux salons : la Duchesse du Maine : Connaissez-vous l'Ordre de la Mouche à Miel ? C'est un ordre chevaleresque dont les récipiendaires portaient un sautoir en ruban jaune citron qui fut probablement le premier ordre maçonnique mixte créé en France au Château de Sceaux en juin 1703. Sa Grande Maîtresse était la Duchesse du Maine, petite fille du Grand Condé, comploteuse dans l'âme, fastueuse en Diable, amoureuse des arts, de la musique et des belles lettres, à laquelle l'opéra baroque doit tout, la société galante beaucoup et le bon peuple de France rien du tout. La Duchesse était une tonitruante. Elle avait soupiré, conspiré au point d'envoyer son mari en forteresse, ses amants à la Bastille et elle même en prison. Des lieux dont ils sortirent pour reprendre une vie de soupers fins, de libations et de plaisirs, connus dans l'Histoire sous le nom de Nuits de Sceaux. Ses Nuits étaient si enchantées qu'Alexandre Dumas en fit un roman : Le Chevalier d'Harmental.

Dimanche 20 janvier à 17 h, Florence Mothe racontera au Château de Mongenan à Portets, les folles nuits de la Duchesse du Maine. Elle évoquera cette petie femme violente et voluptueuse, mère de sept enfants qui mit le feu à l'Europe, retourna les alliances diplomatiques, fit enrager le Régent et passa sa vie à s'amuser du malheur des autres avec les beaux esprits. Etonnante créature à la charnière du Grand Siècle et de celui des Lumières, amie de Richelieu, ennemie de Voltaire et Diable en jupons s'il en fut.

Renseignements: Château de Mongenan 05 56 67 18 11ÂÂÂÂÂ entrée 10 euros, gratuit jusqu'à 12 ans

 

Dimanche 27 janvier

voltaire

Imaginez que soient réunis dans un même salon Voltaire, d'Alembert, Turgot, Marivaux, Les frères Grimm, le Roi Gustave III de Suède, Benjamin Franklin, Jean-Jacques Rousseau et Melle de Lespinasse. Nous sommes un lundi et débarquent pour dîner une bande de joyeux drilles composée de l' architecte Soufflot, du peintre Lagrenée, du sculpteur Falconet. Viennent encore Diderot et Emilie du Chatelet et chacun rivalise d'esprit pour consoler de leur cécité les deux plus célèbres aveugles du royaume: Montesquieu et Mme du Deffand. Ces lundis ont bien existé. A Paris, dans un appartement qui fut celui de Mme de Montespan, tapissé de moire bouton d'or, où reçoit la Marquise du Deffand.

Dimanche 27 janvier à 17 h, toute cette fine équipe revivra dans le salon de compagnie du Château de Mongenan à Portets où Florence Mothe les a conviés. On les entendra rire, plaisanter, dire des vers, se moquer d'eux-mêmes et des autres. Certains liront des lettres, d'autres feront des mots. Les plumes seont aussi acérées que les crayons de Van Loo et de Vernet, autres peintres habitués des lieux. Ce monde fabuleux, drôle, sceptique, intelligent, pénétrant, revivra le temps d'une conférence consacrée à ces dames qui tenaient salon au XVIII° siècle et à ces messieurs qui tant les aimaient.

Renseignements: Château de Mongenan 05 56 67 18 11.

Entrée 10 euros, gratuite jusqu'à 12 ans

Dimanche 3 février

Mongenan: l'amour, toujours l'amour...

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Je vous aime, Monsieur, comme l'on doit aimer, c'est à dire dans le désespoir"... Après avoir évoqué Mme de Tencin, la Duchesse du Maine et Mme du Deffand, Florence Mothe s'interessera le dimanche 3 février à 17 h au cas de Melle de Lespinasse. Cas épineux s'il en est d'une jeune femme, en pleine époque du libertinage, qui invente le grand amour romantique et prétend l'éprouver au milieu des philosophes, écrivains, encyclopédistes et autres beaux esprits.ÂÂ Ni sa beauté, ni sa naissance incertaine ne la prédisposaient à inventer l'amour fou. Et pourtant... Choisie comme dame de compagnie par sa tante, Mme du Deffand, au moment où elle devenait aveugle, Julie se voit réduite à jouer les utilités dans un salon où dînent chaque soir Montesquieu, Marmontel, d'Alembert, Condorcet, Turgot ou Condillac.Ce n'est pas le sensualisme mis à la mode par ce dernier qui l'inspire, mais une passion qu'éprouveront plus tard les héroïnes de Victor Hugo. L'égérie de l'Encyclopédie se voue d'abord à d'Alembert, puis s'éprend du Marquis de Mora, fils de l'Ambassadeur d'Espagne et enfin de Guibert pour lequel elle brûle d'une passion sublime. Consumée par ce sentiment, éperdue d'angoisse et de désespoir, malheureuse autant qu'on peut l'être, Julie de Lespinasse ne survivra pas au mariage de Guibert et mourra d'amour à quarante trois ans. C'est la veuve de Guibert qui publiera, après la mort de ce dernier, son extraordinaire correspondance avec sa maîtresse, situation comparable à celle qui revéla la passion partagée entre Montaigne et La Boétie que le premier poura résumer d'une seule phrase : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi"...

 

 

 

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