Cadaujac, "du visible à l'introuvable"

 

*" Cultures et traditions locales : du visible à l'introuvable" :

par Anne Marie et Jean Claude Caron; 1996;

 

 

téléchargez textes Cadaujac

ci-dessus, vue aérinne par Montuzet (Helitech), le port de l'Esquillot, Château Malleret (horloge et vue de la Garonne), mairie en centre bourg

 

 

Cadaujac - Superficie 1533 hectares Altitude 11m. (4m en bordure de Garonne et atteint la côte de 32m au Bouscaut). Population 4408 habitants (en 1999).

La fête communale se déroule le dernier dimanche d'août, pour la Saint Louis. Cadaujac a été érigé en Baronnie vers 1100 et donné au Chapitre de Saint André de Bordeaux par Guillaume VII duc d'Aquitaine.

CADAUJAC, dont le nom "n'est pas un mot inventé à plaisir" précise l'abbé BAUREIN dans ses "Variétés Bordelaises" : "Mais que tout ce que l'on peut assurer est que sa terminaison AC dénote assez qu'il appartient au langage celtique". Pour l'Abbé BARREAU, qui fut curé de Cadaujac de 1873 à 1894, l'origine serait latine, il y aurait eu quatre ports actifs ce qui donne en latin "cadere", "cado" : "Je m'arrête", le suffixe celtique AC signifiant "là", d'où Cadaujac : "je m'arrête là". Une autre explication vient de M. HOLDER qui pense à une forme celtique latinisée dérivée du nom d'un maître des lieux gallo-romain : "catuius". Si Cadaujac a possédé quatre ports actifs dans le passé il semble aussi qu'il se soit trouvé au croisement de quatre routes, la première allant vers Bordeaux, la deuxième vers Saint-Médard, une troisième se dirigeant vers Léognan, la quatrième étant le chemin de Compostelle dont un passage se situait au niveau de l'Ile de Lalande. Cadaujac donne à croire que son origine est antérieure au premier siècle de l'ère chrétienne, mais que reste-t-il de ces vestiges ?

Il semble qu'il y ait eu deux épaves trouvées à Cadaujac mais peut-être s'agit il d'une confusion, précisons tout de suite qu'il n'y a aucun vestiges visibles des épaves elles-mêmes. C'est en 1965 que les débris d'un galion romain auraient été découverts face au château Malleret, dans la Garonne, on y trouva des pièces de monnaie (en orichalque nous précise-t-on) du IIè ou du IIIè siècle, quelques-unes unes de ces pièces sont exposées au Musée d'Aquitaine à Bordeaux. Il convient de remarquer que des pièces de monnaie de cette même époque ont été trouvées dans le cimetière gallo-romain dont il est question plus loin.La même année, au cours d'une opération de dragage, ce sont les restes d'une gabare vraisemblablement coulée contre l'Ile de Lalande qui furent mis au jour, avec à proximité un canon de bronze de l'époque de Louis XIV lui aussi fut déposé au Musée de Bordeaux.

La Motte du château de Faugères est tout au plus une butte et il ne reste aucune ruine de ce château qui fut pourtant, avec le Château de Freytets (Château d'Eck), un des deux châteaux féodaux de Cadaujac. Une tradition ancienne voulait qu'un souterrain relie les deux châteaux, mais nous ne l'avons pas trouvé !

Le Château de Cadaujac a été construit à la fin du XVIIIè siècle, selon des plans établis par Victor Louis dit-on, il fut la propriété de Monsieur de SAIGE, Baron de Beautiran et Maire de Bordeaux, puis il changea souvent de propriétaire et fut victime d'aménagements et restaurations successifs. Il est d'une architecture classique, le toit est en bon état, avec sept chatières. Une tour ronde et une terrasse furent démolies car elles n'étaient pas d'origine. Ce château a fait l'objet d'une réhabilitation. La demeure est située dans un grand parc agréable qui abrite aussi la Bibliothèque municipale.

La Maison noble du PONT-de-LANGON est une propriété privée qui fut construite au milieu du XVIIIè siècle, elle doit son nom au pont construit sur l'estey l'Eau-Blanche qui ouvrait la route de Bordeaux à Langon. Au fond du jardin un ancien colombier a été transformé en chapelle mais on ne peut le voir depuis la voie publique. Par contre le château qui est très joli est visible, le mur d'enceinte est en moellons, un reste d'ancienne tour ronde est inclus dedans et l'ensemble a beaucoup de charme.

Le Château de LA PONTRIQUE porte la date de 1768, il est situé dans le lieu-dit "la Plaine de Moscou" et possède deux tours carrées héritées du Second Empire, un grand parc l'entoure dans lequel se trouve, parait-il, un très vieux puits. Nous avons plusieurs versions sur l'origine du nom de ce lieu-dit, ce serait la conséquence du vent glacial qui souffle souvent par-là, "comme à Moscou", une tradition veut que Napoléon, en partance pour la Campagne de Russie, ait fait escale là ou bien c'est un "grognard" qui s'y est établi après la dite Campagne, ce qui après tout est fort possible ; quoiqu'il en soit il est vrai qu'il y a souvent un fort vent froid en ce lieu. Le château de La Pontrique se dresse non loin du quartier de PATE, dont le nom vient du latin "pastum" ce qui veut dire "pâture" et de fait le hameau était habité par des pâtres. Ce hameau est intéressant car on y a fait des découvertes qui prouvent son ancienneté, il est bordé par la Voie Romaine de Bordeaux à Toulouse et c'est certainement là que se situait le vieux Bourg de Cadaujac, dans l'antiquité il est possible que les deux villages de Saint-Médard-d'Eyrans et de Cadaujac n'aient formé qu'un seul village car les découvertes sont dispersées sur les deux communes. C'est en 1884, à l'occasion de l'exploitation de gravières par la "Compagnie de chemin de Fer du Midi", qu'un cimetière gallo-romain fut exhumé sous la forme d'un très grand nombre d'urnes funéraires estimées de 138 à 192 ans après Jésus-Christ. Les fouilles entreprises alors permirent de mettre au jour des briques striées, des céramiques, des pièces de monnaie, des mosaïques et verreries ainsi que deux bronzes, l'un de Claudius Caesar Auguste, l'autre représentant un petit Mercure ou un Bacchus enfin les traces d'une villa gallo-romaine qui s'étendait donc sur le territoire actuel de St Médard et Cadaujac. Rien de tout cela n'est malheureusement visible ni sur le site lui-même ni dans le village qui ne possède pas de musée archéologique, il faut aller à Bordeaux pour voir quelques-uns de ces vestiges, notamment trois des urnes funéraires qui y sont exposées.

Le CHATEAU de LA GRACE est un gracieux exemple de l'architecture de la fin du XVIIè siècle, son beau portail en fer forgé est plutôt du XVIIIè, il a servi longtemps de Centre d'Insémination artificielle pour les bovins, mais celui-ci a cessé d'être. Il y a plusieurs esteys qui traversent le village, la BUGONNE entre St-Médard et Cadaujac, sur les deux rives duquel se sont fait certaines des découvertes citées plus haut, le GRAND-CONQUE et l'EAU-BLANCHE sur lequel le Pont de Langon a été bâti, sur la route des coteaux.

Cet estey actionnait de nombreux moulins, dont certains existent encore et ajoutent au pittoresque de ce VALLON de l'EAU-BLANCHE. Parmi ces Moulins nous citerons pour mémoire COQUILLA, et nous retiendrons surtout CAILLAU qui semble exister dès le XIIè siècle, qui deviendra ensuite PLAUTON pour finir par se nommer si joliment le MOULIN-NOIR. Aujourd'hui c'est une propriété privée bien restaurée, avec de belles pierres apparentes, l'Eau-Blanche y forme une petite cascade et l'endroit est bien agréable. Un autre moulin se trouve sur l'Eau-blanche c'est celui de BARDINS mais on ne peut pas le voir de la route, il est situé sur une propriété privée et laissé un peu à l'abandon car il est inhabité. Ce moulin date du XVIIe siècle, il était utilisé par un teinturier qui se servait de l'Eau-Blanche mais il existait avant un autre moulin à Bardins, on en trouve trace en 1350 grâce à un hommage rendu par un certain R. de Lavolvéna.

Pour visiter l'église il faut demander la clef au presbytère qui est une jolie demeure du XVIIIè siècle avec un charmant jardin au milieu duquel on peut voir l'ancien bénitier de l'église, du XIVe, et qui mérite un coup d'œil attentif. L'église est parmi les plus anciennes de la région, avec celles de Beautiran, St Médard et Villenave, elles sont situées en bordure de l'ancienne voie romaine. Celle de Cadaujac est romane, du XIè siècle, de cette époque il ne reste que l'abside et deux absidioles mais la restauration a été bien faite et a copié heureusement le style ancien, ce qui fait que le bâtiment a gardé tout son cachet. Le clocher, dont on ne trouve mention qu'en 1450, était triangulaire, l'église a été agrandie au XVIIIe, on y ajouta les bas-côtés et de cette époque datent les statues en bois de la Vierge et du Bon Pasteur que l'on peut voir de nos jours. Après la révolution elle était presque en ruine et a du subir une restauration d'envergure au XIXe siècle, ce qui n'a rien d'exceptionnel, le clocher actuel date de cette époque, il a été reconstruit deux fois. Pendant ces travaux, vers 1857, on déplaça le cimetière, qui était autour de l'église et c'est ainsi que l'on découvrit des sarcophages mérovingiens, preuve supplémentaire de l'ancienneté de l'habitat cadaujacais. Si on regarde sur le côté gauche, devant l'église, on voit un autre vestige du passé de Cadaujac, il s'agit d'une BORNE du CHEMIN DE COMPOSTELLE, placée là en 1967 par le curé du village l'Abbé ABRARD et le Maire Monsieur de SIGOYER, afin de la protéger de la destruction. Cette Borne a un très grand intérêt car elle est la preuve de l'emplacement d'un passage emprunté par les pèlerins. Elle a été trouvée au DOMAINE du DROIT, à 100m de la Garonne, les pèlerins qui arrivaient de La SAUVE MAJEURE traversaient, grâce à un passeur, à hauteur de Quinsac, pouvaient transiter par l'ILE de LALANDE et débarquer au port de LAUROUMEY à Cadaujac. Lauroumey peut venir de "roumieux" ou "roumi", premier nom donné aux pèlerins de Rome puis par extension à ceux de Jérusalem et Compostelle. Certains anciens du village prétendent qu'autrefois, avant que les prélèvements de grave n'en ait creusé le lit, on pouvait traverser à gué, selon les marées bien sûr, à hauteur de Cadaujac, cela ne semble pas impossible.

Il faut signaler, a propos du pèlerinage, que la tradition situe un "Tombeau du Pèlerin" à Paté près de la Garonne, ou près de la "Croix de Clavet" où se rejoignent St Médard, Cadaujac et Isle-St-Georges. Nous n'avons pas pu obtenir d'autres précisions à ce sujet mais revenons à notre Borne, une des faces, celle située au nord du côté du Fleuve, porte les traditionnelles coquilles de St Jacques, l'autre face, qui était au sud, porte une X, une Croix de St André et elle indiquait la limite de la Baronnie.

Maintenant entrons dans l'église, notre attention est attirée par les chapiteaux, quelques-uns sont d'origine, la plupart sont du XIXe mais copies exactes des anciens. Parmi les anciens remarquons l'un avec des lévriers sculptés sur l'arc central, le cinquième à droite en entrant présente deux personnages avec un oiseau et des scènes de chasse. Il y a deux beaux bénitiers en marbre rouge du XIXe siècle. L'église est belle avec ses voûtes en berceau plein cintre. Sur le mur gauche de la nef des renforts sont posés pour soutenir les pierres, sur le mur droit une plaque est apposée "par les Dames de la Société Ste Elisabeth" en 1891, il s'agit d'une courte chronique qui nous apprend par exemple que les châteaux de Freytets et de Faugères étaient résidences des chanoines en 1782 et qu'à cette date il y avait trois écoles à Cadaujac. Les vitraux sont magnifiques, ils sont d'ailleurs signés d'un célèbre Maître-Verrier bordelais du siècle dernier, DAGRAND. Entre autre nous remarquons un beau St Georges terrassant le dragon, don de M. Faure en 1877. L'église possède sept reliquaires dont un morceau de la "Vraie" Croix et elle est dédiée à Saint Pierre.

LE CHATEAU MALLERET, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle, est situé en bordure de Garonne, on y accède par une allée privée dans laquelle on voit les traces d'un grand portail ancien, plus loin des grilles ouvrent sur un parc qui entoure la demeure, au fond du parc on aperçoit un pigeonnier. Quant au château lui-même il possède une terrasse, une tour ronde et pointue et une autre tour octogonale, l'ensemble est bien équilibré et très agréable à l'œil.

LE CHATEAU BOUSCAUT est surtout connu pour sa production de vins fins des Graves (rouges et blancs). Son nom signifie "bosquet", il a eu le malheur de brûler deux fois et a du être en partie reconstruit dans les années 1960 et c'est à ce moment qu'on lui a adjoint la très belle pièce d'eau que l'on peut encore admirer, et qui ajoute la dernière "touche" à un bel ensemble architectural.

LE CHATEAU DES MILLEFLEURS, belle demeuredu XIXe siècle avec un portail en fer forgé, un toit d'ardoise, un beau perron et des colonnes. C'est un de ses propriétaires, Américain d'origine Japonaise qui l'a rebaptisé de si poétique façon, son ancien nom était Château PLOMBARD. Aujourd'hui il est devenu un Centre d'Accueil pour l'enfance en difficulté et se trouve juste en face de la Maison de Retraite "Le Lac de Calot".

Les bords de Garonne sont riches en demeures de style, pour la plupart du XVIIIe et chacune vaut une petite visite, ce sont des propriétés privées mais elles sont, pour la plupart, bien visibles de la route, citons parmi d'autres Le Château GALIBERT, le Domaine des PLACES ou le Domaine du DROIT. Si tous ces châteaux datent du XVIIIè ou du XIXè siècle Cadaujac a un passé plus ancien et a possédé deux châteaux féodaux, celui de Fougères, dans la palus, dont il ne reste plus de traces, et le CHATEAU DE FREYTETS, dans les coteaux et celui là existe toujours bien qu'il ne soit pas évident à trouver pour le promeneur étranger à Cadaujac car, bien que signalé par un panneau, il n'est pas indiqué sur la carte ! Son nom d'abord, FREYTETS, qui veut dire "Fruitiers", est un ancien nom, de nos jours il s'appelle CHATEAU D'ECK, du nom d'un ancien propriétaire et parfois les gens du village disent "Château d'AIX", ce qui est peut-être plus simple. Pour le trouver il faut suivre la R.N. 113, tourner rue Truchon où un panneau indique bien "Château" puis dans l'impasse des Pins, le château est au bout. C'est un château du XIVè siècle et il a gardé une allure médiévale incontestable. S'il reste peu de choses de l'époque ancienne, deux tours avec meurtrières et le mur d'enceinte, le reste a été restauré avec beaucoup de soins.

Il est un autre château, renommé grâce à l'excellence de ses vins de GRAVES A.O.C. PESSAC-LEOGNAN, dont l'ensemble architectural est particulièrement intéressant. Il s'agit du CHATEAU BARDINS, aussi nommé Bardey. Ce château a été construit vers 1850, le corps de logis est flanqué de deux ailes plus avancées dont celle de gauche possède une tour ronde. En face du château sur la gauche, une grande ferme qui semble plus ancienne. Si les vignes s'étendent sur le devant, un parc s'étale vers l'arrière, c'est au fond de ce parc que passe l'EAU-BLANCHE, sur laquelle se trouve le vieux moulin dont nous avons parlé plus haut. Mais cette propriété nous réserve encore d'heureuses surprises, c'est d'abord, à côté de la ferme, une Tour-Pigeonnier carrée que l'on voit très bien depuis la route, cette tour était ornée de carreaux en faïence bleus et blancs qui en faisaient le tour, il en reste très peu. Une autre curiosité s'offre à nous, il s'agit, un peu plus loin dans le parc, d'une grotte artificielle construite en 1882, elle est ornée d'une statue de Notre Dame de Lourdes et s'il n'y a pas de source à proximité, l'estey l'Eau-Blanche coule non loin de là. Le devant de la grotte est tapissée de pervenches blanches, malheureusement non fleuries à l'époque de notre visite. La grotte est soutenue sur la gauche par des chapiteaux anciens sculptés, une tradition de miracles lui est attachée et elle fut longtemps objet d'un culte. Un bizarre fauteuil fait d'écorce d'arbre ajoute une note insolite à ce lieu. Le château Bardins appartient à la même famille depuis 1906. Cette famille a eu l'heureuse idée de créer une Association, "LEVAIN D'EMOTION", afin d'allier harmonieusement promotion de son vin et culture. Cette association organise des soirées "théâtre" ou "musique", au cours de petites réceptions.

Signalons juste pour l'anecdote que l'aqueduc de Budos traverse Cadaujac, et qu'il y a trois "regards" en forme de petites chapelles dans les vignes du château Bouscaut et dans celles du château Bardins. Il est un autre témoignage du passé cadaujacais qui risque fort de sombrer dans l'oubli si on n'y prends pas garde, nous voulons parler de l'émouvante FONTAINE DE JOYE. Cette fontaine connue et vénérée depuis l'époque celtique, des centaines de personnes passent devant chaque jour sans soupçonner son existence car absolument rien n'indique sa présence et cela pourrait même présenter un certain danger pour les personnes un peu distraites. Pour la trouver il faut suivre la route départementale 108 entre le Château de La Pontrique et le chemin de Joye, sur le talus au bord de la voie ferrée , au ras du sol on aperçoit une petite construction. Il s'agit d'une grotte artificielle construite autour de la source pour protéger celle-ci lors de la pose de la voie ferrée au XIXè siècle, la fontaine est aujourd'hui recouverte de lentilles d'eau et, ce qui est bien pire, sert de dépotoir. Des bouteilles et des emballages en plastique s'offrent à nos regards blessés, ce qui est un comble puisque cette source avait la réputation de guérir les yeux ! Si on est certain que cette source est connue depuis l'antiquité, les érudits ne sont pas d'accord sur l'origine de son nom, peut-être du gascon : "joye = joie" ou du latin : "jovis = jupiter", quoi qu'il en soit elle fut christianisée sous le vocable de St Hilaire et objet d'un culte fervent jusqu'au début de ce siècle.On peut également pour se promener emprunter le chemin de Joye qui semble au premier abord bien peu carrossable mais qui se révèle vite bien agréable et qui nous conduit à un petit hameau dont les maisons sont fort anciennes.

Le PORT de GRIMA est l'ancien port de Cadaujac dont le trafic est resté intense jusqu'au milieu de ce siècle, aujourd'hui il est à l'abandon, le fleuve ne sert plus de route pour le commerce ou les déplacements vers Bordeaux. Au port de GRIMA comme dans les autres ports il n'y a plus rien, la route débouche simplement sur la berge de la Garonne mais la promenade est tout de même intéressante car les demeures des XVIIIe et XIXe siècle existent toujours et la vue sur la Garonne est très belle, au PORT des PLACES on a un joli coup d'œil sur l'ILE de LALANDE.

Si la Garonne n'est plus nécessaire pour le transport des marchandises ou des voyageurs, elle peut toujours jouer un rôle économique car le tourisme fluvial se développe de plus en plus et Cadaujac l'a bien compris en aménageant une HALTE NAUTIQUE à L'ESQUILLOT, il y a un ponton d'accostage pour l'ALIENOR et trois ou quatre bateaux sont au mouillage en permanence, bon début pour cette halte qui a vue le jour à l'automne 1993, actuellement un projet de cale est à l'étude.

Si vous avez envie de découvrir Cadaujac ou de vous y promener en suivant les traces de son patrimoine vous passerez un après-midi des plus agréables car ce village recèle bien des endroits plein de charme mais ne négligez pas ses réalisations plus récentes. Avant d'arriver à l'Esquillot vous passerez devant le C.E.A. qui est un Centre Equestre abritant un MUSEE consacré au cheval, ouvert au public. Derrière le C.E.A. au bord de la Garonne il y a une ferme exotique, avec de nombreux oiseaux d'espèces rares, dont des flamants roses et des émeus, une pièce d'eau où s'ébattent des cygnes avec un îlot artificiel au milieu, on peut y voir d'autres animaux tels des zèbres, des lynxs ou des lamas. C'est ouvert au public, l'entrée est de 15F, gratuit pour les moins de 15 ans.

Cadaujac est un village dynamique qui tout en faisant des efforts pour sauvegarder son patrimoine (restauration de l'église et du château) se tourne résolument vers l'avenir, en témoigne le nombre élevé de maisons récemment construites ainsi que ses nombreuses associations sportives, ou de loisirs (modélisme), ou encore culturelles avec son école de musique et sa Bibliothèque Municipale remarquable par le choix de livres offert et le nombre de lecteurs inscrits, où l'on peut trouver les deux plaquettes de l'Abbé Pierre ABRARD relatant l'histoire de "Cadaujac à travers les âges".

 

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