

Diderot en finit avec Dieu
> > > >Depuis que Dieu n'existe plus - du moins aux yeux de certains philosophes-Diderot a pris une place prépondérante pour en avoir émis > l'hypothèse, bien avant Karl Marx, Helvétius et consorts. C'est dans le Rêve de d'Alembert > que, s'interrogeant sur l'existence des méninges de Dieu, Melle de > Lespinasse se demande "s'il ne ressemble pas à une grosse ou petite > araignée > dont les fils s'étendraient à tout." > Ainsi donc, Diderot voyait Dieu sous la forme d'un insecte, ce qui ferait > plaisir à nos modernes écologistes. Il croyait aussi que le système > planétaire est un corps élastique, ce qui ravirait nos géophysiciens. Il > estimait que notre âme ressemble aux cordes d'un violon et comprend sans > doute , des parties oscillantes infiniment petites et des points immobiles > infiniment proches. Il pensait surtout que, dans les théories, rien n'est > sûr et qu'il est plus habile de conjecturer en ce domaine plutôt que de se > planter carrément. Mais Diderot ne savait pas s'arrêter là et se remettait > à > penser à Dieu ou à la non existence de Dieu et n'avait plus que faire de > toutes ces particules en mouvement. > Pour sa dernière conférence sur Diderot, Florence Mothe, le dimanche 27 > avril à 17 h au château de Mongenan, tentera d'expliquer les croyances de > cet homme, de traduire ce qu'il se refusait à dire, de confesser ce qu'il > négligeait de révéler et de montrer comment cet esprit toujours en > éruption, > élabora une théorie qui n'en était pas une à partir de la variété > du monde, tant il avait horreur du repos absolu "qui, selon lui, > n'existait > point dans la nature". > Les quinze conférences qui auront illustré le printemps de Mongenan, > auront > permis de faire le tour de ce philosophe rare et singulier, imprévisible > et > charmant, , ravissant et insoupçonné, auquel Dieu pardonna, sans doute, > dans > sa grande mansuétude, d'avoir tant blasphémé, mais de l'avoir fait si > joliement.... > > >