

Le château de Mongenan conserve et présente à ses visiteurs plusieurs oeuvres majeures de l'art du XVIII° siècle: un portrait de Mme de Lessart par PPerroneau, deux gravures érotiques de Fragonard, deux cires perdues de David, plusieurs estampes de Boucher, plusieurs oeuvres d'Horace Vernet et un très beau portrait de Greuze (notre photo) qui sera au centre de la conférence que Florence Mothe donnera le dimanche 16 mars à 17 h sur le thème : "Diderot, critique d'art".
Bien longtemps avant Pierre Paret, Dominique Dussol, Jean-Paul Crespelle et autres Pierre Descargues, un certain Denis Diderot inventa que les hommes d'esprit pouvaient parler peinture.
Il conçut cette idée en analysant les arts plastiques sous l'angle de l'apport psychologique et moral qu'il pouvait apporter aux gens. Avant lui, seuls existaient les critiques de théâtre et d'opéra. Avec lui, on se mit à penser la sculpture et la peinture qui quittèrent leur fonction décorative et de divertissement pour devenit des créations intellectuelles à part entière.
Diderot commenta sous forme de "Lettres à Grimm " qui étaient diffusées dans l'Europe entière les oeuvres nouvelles de Chardin, Greuze, Lagrenée, Vernet, Carle Van Loo, Boucher, David, Fragonard et Perroneau qui étaient ses peintres préférés.
Autant dire que seul l'art contemporain de l'époque intéressait ce novateur. Un choix qui nous semble classique aujourd'hui mais qui surprenait au XVIII° siècle par la liberté des sujets traités.
Comment étaient organisés les salons, le commerce de l'art? Quel était le goût du public ? Comment Diderot fit-il de la critique un art à part entière ? Florence Mothe en profitera pour faire le commentaire détaillé des œuvres présentées à Mongenan, un vrai "salon du XVIII°" en quelque sorte !