
texte patrimoine avec photos : téléchargez Copie_de_AVEC_33_descriptif_sortie_Bazadais_300515.pdf
CLIC sur la carte à gauche pour agrandir le circuit proposé
On n'est pas obligé d'apporter de quoi piqueniquer . Agnès Wuillai a fait en sorte que nous aurons notre piquenique servi par la société de chasse de Cazats, et cela à côté d'un étang près de l'église. Pour la somme modique de 10 €, le piquenique comprendra une assiette assortiment entrées, boeuf grillé, fromage et salade, feuilleté à la crème, vins compris (rosé, rouge) et café. Bien sûr, il faudra indiquer combien nous serons pour que nos hôtes puissent préparer les repas voulus. Merci de me faire savoir votre participation avant la fin du lundi 25 mai, donc dans les jours à venir.( texte de Harvey MORGAN ,président de AVEC 33)
Voici le déroulement de la journée :
10h : Roaillan (Saint-Louis) - café
11h15 : Le Nizan (Saint-Martin)
12h : Cazats (Saint-Martin) - l'église de Agnès Wuillai
13h : déjeuner sous chapiteau
14h30 : chapelle de Poussignac (Saint-Romain) - sur la commune de Bazas
15h15 : Birac (Saint-Laurent)
16h : Bernos-Beaulac (Notre-Dame)
Vous trouverez sous peu une carte qui donne les étapes de la journée, et un document rédigé par Pierre Coudroy de Lille sur les édifices que nous allons visiter.
Harvey MORGAN président association AVEC 33 allons voir l'église d'à côté
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Notes écrites pour la sortie d'AVEC33 le 30 mai 2015 par -- Pierre Coudroy de Lille
Parmi les églises rurales de l’ancien diocèse de Bazas, on est surpris de l’abondance de celles ayant conservé des éléments de construction de la 1ère époque romane, Xe, XIe siècles avec souvent des vestiges carolingiens comme à Brannens, Savignac, St Germain d’Auros, ce qui évoque un habitat rural très important, presque chaque commune ayant 2 églises d’anciennes paroisses. L’appareillage des murs est un témoin, irrégulier d’abord, puis du XIIe siècle, de belles pierres de taille.
Roaillan faisait partie du fief baronnial de Roquetaillade comme Mazères, Cuilleron, son église autrefois dédiée à St Saturnin puis après à St Louis est intéressante : on trouve des caractères romans du XIIe siècle dans la partie du chevet, colonnes engagées dans le mur, contrefort plat percé, les bases des colonnes ont de curieux anneaux superposés. On trouve à l’intérieur la statue de St Eutrope qui était un saint guérisseur notamment pour les estropiés, avec un autel qui lui est dédié ? Une chapelle au sud a été ajoutée, plus simple que celle du nord ayant des contreforts d’angle en diagonale. Le tabernacle ancien provient de l’église des religieux carmes de Langon. Une chapelle seigneuriale a été rajoutée au XVIIe siècle pour le président au parlement de Lalanne, seigneur de Boyrin et co-seigneur de la paroisse, on a affaire à ce moment à l’emprise des magistrats dans ces lieux du sauternais et langonnais, succédant aux vieilles familles féodales comme les Lamothe, les Lansac. En remontant vers Roquetaillade, on découvre à droite le Vieux Château, à gauche l’ancien pigeonnier de Crampet d’époque romane.
L’église St Martin du Nizan est un bon exemple d’ancienneté dans la partie absidiale du XIe siècle bien conservée. Elle compte 2 rangées d’arcades superposées avec d’amusants chapiteaux frustes montrant des raisins, des quadrupèdes empilés à la verticale, des feuillages, il y a cependant un réel souci de composition architecturale ; niveaux horizontaux bien nets, colonnes verticales quadrillant l’espace, décors de damiers, on peut parler d’un chef-d’œuvre paléo-roman. Il est vrai que la paroise dépendait de la baronnie de Roquetaillade dont les seigneurs portaient le titre de « premiers barons du Bazadais » et introduisaient l’évèque de Bazas prenant possession de son diocèse. La population se développant au XVe siècle après la Guerre de Cent ans, on rajouta un bas-coté au sud puis un épais clocher carré servant de poste de surveillance ou même de défense dans cet endroit de crêtes privilégiées. Un décor baroque de belle qualité fut ajouté au XVIIIe siècle avec grand retable, statuaire dorée, fonds baptismaux, grilles, tout un ensemble très bien restauré il y a peu.
Eglise de Cazats L’église en partie romane offre une façade qui en impose par sa robustesse, contreforts plats encadrant la porte, clocher-arcade en fronton triangulaire selon un type fréquent et soutenant une galerie en bois pour le service des cloches. Elle est dédiée à St Martin, grand patron évangélisateur des campagnes. Des travaux de nettoyage ont fait apparaitre des fresques murales colorées. Parmi les familles bienfaitrices de la paroisse, il y avait les Basterot, avocats et magistrats du Présidial de Bazas. Autrefois, la paroisse renfermait un prieuré dépendant de La Sauve Majeure, avec chapelle au lieudit Niac (le petit morceau en patois patoisant)
Saint Romain de Poussignac était une paroisse rurale sur la route d’Auros proche de la vallée du Beuve. Vendue comme bien national, puis achetée, entretenue, elle est une propriété privée avec des propriétaires soigneux, le culte y est autorisé pour la famille. C’est un exemple de cet éparpillement de la population d’antan, parmi les paroisses suburbaines de Bazas, il reste non loin l’église St Michel de la Prade mais Capbouzits, Tontoulon, St Vivien, Guiron ont disparu.
L’église St Laurent de Birac est aussi d’origine romane, elle a été fortifiée au XVIe siècle, avant les guerres de religion, avec un clocher-tour massif avec une salle de surveillance au haut avec une galerie en bois, une belle charpente au toit. L’attrait de cette église est le décor de peintures murales ornant le chœur vouté en berceau. On l’attribue au XVe siècle, vers la fin, dans cette époque de paix. C’est une vision du paradis : le Christ en Majesté occupe la place d’honneur, avec la vierge, les 4 évangélistes, le monde figuré par un disque rond (Magellan n’était pas encore connu). A la voute, 4 anges buccinateurs sonnent de longues trompettes, côté nord les élus, coté sud les réprouvés avec des effets très réalistes : d’une chaudière sortent ceux qui ont été purifiés, les hommes portent des caleçons et vont au ciel accompagnés d’une musique agréable, St Pierre les accueille ; un enfer terrifiant, figuré par une énorme gueule de diable bouillante qui crache des serpents, et des malheureux « dans une caoudère qué gargotent » Brrr …. A vous dégouter de faire le mal, la guerre … on pense bien sur à la vision du Jugement dernier de la tribune d’Albi.
L’église de Bernos Beaulac est du XVIe siècle, financée par Arnaud de Cazeneuve, un décor des XVIIe et XVIIIe siècles a été ajouté, retables, panneaux de bois sculptés, grand Christ, d’une bonne qualité. Au XIXe siècle, l’église a été agrandie.